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Chapitre 12

Dans un magnifique salon près de sa loge du Sénat, le sénateur Andela reçoit de prestigieux amis politiciens eux aussi : le sénateur Dom Lonia de la lointaine Ronn, le roi Fakgy du populaire système d'Olintia et le conseiller Tru-Too Uth, bras droit du sénateur de Pehgoul, Kool-Dia Ent. Un droïde de protocole sert des rafraîchissements tandis que les quatre hommes complotent.
-Pensez-vous que Kenobi va vous aider? Le roi ne semble pas porter beaucoup d'intérêt à ce Jedi en fuite.
-Je le pense, en effet car il sait que Palpatine doit impérativement quitter le poste qu'il occupe pour que la République soit rétablie. Et même s'il ne m'apprécie pas, Kenobi n'hésitera pas entre ce qu'il considère être deux maux pour l'univers. J'ai donc un avantage indéniable sur Palpatine : le Jedi me préférera par défaut, au moins parce que je ne le ferais pas abattre à la première occasion. Andela attrape son verre et boit d'un trait sec son alcool avec un visage de certitude absolue concernant l'avenir. Le sénateur n'envisage même pas que ce plan puisse échouer.
-Nous vous suivrons sans hésitation pour remplacer Palpatine au Sénat, fait Dom Lonia, nous savons la valeur d'un homme tel que vous mais que se passera-t-il si votre putsch échoue? L'Empereur sera sans pitié et nous fera pendre en haut d'une tour!
-Rien ne peut échouer, mes amis. Le ton serein d'Andela n'est pas rassurant pour autant. Kenobi et sa bande de clones vont attaquer un point névralgique des installations dont dépend Palpatine et nous n'aurons qu'à réaliser notre prise de pouvoir à ce moment-là où l'Empereur sera distrait et avec moins de troupes pour le défendre. Il nous suffira de faire venir nos propres troupes armées qui sont en cantonnement sur nos mondes respectifs pour appuyer l'adhésion des sénateurs puis pour mettre aux arrêts les gardes et clones du Sénat. Palpatine n'y résistera pas.
-Mais il connaît les pouvoirs des Jedis, il sait les utiliser. Palpatine ne se laissera pas contraindre facilement, fait Fakgy d'un ton inquiet.
-Si nous le conduisons à Kenobi au moment opportun, la transition se fera pacifiquement. L'Empereur sera trop occupé à vouloir éliminer l'un des derniers Jedis pour surveiller le Sénat. Andela semble touché par une grâce totale qui l'immunise de la peur.
-Et si son valet est chargé de nous éliminer? Uth sait que l'Empereur ne s'entoure que de personnes mortelles qui défendront l'ancien Chancelier jusqu'à la mort.
-Vador sera aussi occupé avec Kenobi. J'ai appris que ce sinistre clown est l'ancien élève du Jedi. S'il a choisi Palpatine, il n'hésitera pas à se jeter contre son ancien maître et il nous laissera le champ libre ici.
-Croyez-vous que le Sénat tournera le dos à son chef alors qu'il est en place depuis si longtemps? Puisque Palpatine a fait gagner la guerre, les sénateurs le suivront comme un seul homme. Tru-Too Uth frémit. Pehgoul ne se remettrait pas d'assauts de l'armée impériale et d'une occupation si ce complot se termine en fiasco. C'est un monde isolé, prospère mais fragile. Son agriculture florissante en fait l'un des greniers de l'Empire mais rien n'arrêtera l'Empereur s'il peut échapper au sort qui lui est destiné.
-Il faut que nous soyons nombreux, mes amis. Amenez à nous le maximum de sénateurs pour faire pencher la balance de notre côté. Kenobi et Glarten se chargent des actions militaires pour affaiblir le pouvoir de Palpatine et lorsqu'il regardera dans une direction qui nous permet de le renverser, agir vite sera une obligation sous peine d'échec. Andela croit toutefois que son charisme peut être suffisant pour que le Sénat devienne sien et que l'ancien leader soit repoussé et jeté aux oubliettes tout comme l'Empire.
-Et quelles cibles va attaquer le Jedi? Avec quelles forces? Dom Lonia a vu juste. Un coup d'état avec trois clone sera ridicule et l'issue fatale. Palpatine a fait tuer tous les Jedis qui étaient des dizaines alors comment même l'un des meilleurs d'entre eux, soit doué soit-il dans ses arts, peut transcender une situation risquée?
-Il y a plusieurs croiseurs séparatistes, des vaisseaux républicains, de nombreux droïdes et des centaines de clones. Pas assez pour lutter contre toute l'armée impériale mais probablement assez pour détruire une usine que Palpatine chérit. Et si Kenobi trépasse, qu'il en soit ainsi. Andela sourit cyniquement. Le sort de ce fourbe nous importe peu, il n'est qu'un outil à notre cause, pas une nécessité permanente. Ses talents de commandement sont là uniquement pour nous servir. S'il ne survit pas, qui le pleurera? Il est juste un élément fédérateur pour ces clones, pas celui qui bouleversera le monde politique de Coruscant pour organiser un soulèvement populaire chez les sénateurs. Moi seul peut provoquer un séisme révolutionnaire qui poussera Palpatine vers la sortie. Alors aidez-moi et vous ne serez pas perdants dans le futur gouvernement galactique.
Un tel positionnement stratégique est alléchant puis les contacts avec Andela font de Dom Lonia et de Tru-Too Uth des ennemis de Palpatine. Il est impitoyable et balaie ses ennemis. L'unique moyen d'échapper à cette destinée est la meilleure des défenses : l'attaque.

postée le 16-11-2012 21:33
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Chapitre 11

Vador sort de l'hyper-espace et s'avance désormais paresseusement de Terrel Bass. Il abandonne son moteur hyperdrive non loin de l'atmosphère et se dirige vers la capitale, Mitlle. Terrel Bass est un monde verdoyant mais également inhôpistalier pour qui s'aventure dans ses marais parfois à perte de vue. Vador n'est jamais venu dans ce système mais le Moff Tarkin se trouve ici. Impossible de se rencontrer sur la zone de construction de l'arme impériale principale si jamais Vador vient à être suivi. Il y a déjà tant à savoir à propos de l'attentat qui a réduit en pièces son croiseur et des Jedis en fuite alors inutile de tenter la malchance.
Vador se pose sur une passerelle où l'attend le Moff flanqué de plusieurs clones. Tarkin est un militaire du plus grand sérieux, impressionnant : son attitude froide, son regard agressif et sa volonté font de ce gradé l'un des meilleurs atouts de Palpatine. L'ancien Jedi avait déjà rencontré Tarkin lors d'une opération de sauvetage dans une prison Séparatiste, la Citadelle et le contact avait été fructueux, il s'était senti en confiance avec cet homme pourtant quasiment inconnu et ils partageaient une vision et des valeurs. Lorsque Vador se remémore ses congénères Jedis et leurs manipulations à son égard, il se dit que Tarkin vaut bien tous ces fichus traîtres.
-Soyez le bienvenu, Seigneur Vador. L'Empereur m'a affirmé que nous avions beaucoup à dire.
-C'est exact, fait Vador en descendant de son chasseur Jedi. Il y a des faits en cours qu'il faut mettre à plat. L'Empire est encore jeune, donc fragile. Mon Maître ne peut tolérer l'échec ni le double-jeu de certains. Les deux hommes marchent en direction d'un transport local affrété pour l'occasion.
-J'ai entendu dire que vous avez été victime d'un attentat. C'est fâcheux. Il faut éliminer les parasites qui viennent troubler l'ordre établi.
-L'Empereur a fait appel à des chasseurs de primes pour découvrir qui se cache derrière cet acte de rebellion et pour sortir de leur trou tous les Jedis qui se terrent. Eux ne s'embêteront pas de savoir à qui profite tout cela tant qu'ils touchent leur récompense.
-Il faut savoir s'entourer convenablement pour avancer, n'est-ce pas? D'ailleurs, l'un de ces chasseurs de primes vous a précédé de peu. Il vous attend dans la navette. Tarkin puis Vador avancent dans le transport et Abi Alimibi se lèvent pour les accueillir en guise de respect.
-Qui vous a donné ce lieu comme rendez-vous, fait Vador en considérant de la tête aux pieds l'humain.
-J'ai contacté l'Empereur qui m'a averti que vous vous trouveriez ici. Je lui ai remis les informations que je vais vous fournir et il a tenu à ce que vous les entendiez immédiatement. Mais je voudrais parler affaires d'abord si vous n'y voyez aucun inconvénient.
Derrière ses vêtements et ces longs tissus cachant toute sa tête, le regard d'Alimibi semble obsédant et fort mais il en faut plus pour effrayer ou contraindre un Sith. Vador fait deux pas en avant vers le chasseur de primes, les mains tenant sa ceinture et dévoilant son sabre-laser. Sans bouger, sans frémir, vador observe. Sa respiration devient inquiétante pour Abi Alimibi qui n'a pas l'occasion de tomber sur des employeurs aussi forts psychiquement.
-Vous toucherez votre prime lorsque vos dires seront vérifiés. L'Empire ne sera pas ingrat si vous dites vrai. Dans le cas contraire, vous deviendrez la proie de vos collègues ou je me chargerais moi-même de vous.
Vador utilise la Force sans bouger d'un iota et étrangle doucement Alimibi qui commence à comprendre : le Sith n'est homme avec qui s'amuser ni négocier. Il fixe les règles. Il n'y a aucune négociation possible. L'étreinte s'évapore et le regard d'Abi change. La peur s'imprègne dans ses yeux. Sa vie ne tient pas à grand-chose et si travailler pour l'Empire peut l'enrichir, c'est aussi dangereux que de traquer des primes aux quatre coins de la galaxie. La sueur ruisselle sur la peau du visage d'Alimibi et colle à son turban. Il reprend son souffle doucement et comprend désormais totalement où est sa place.
-Donnez vos informations maintenant, fait Tarkin.
-Il y a bien des clones qui ne sont plus sous le contrôle de l'armée. Ils sont solidaires et indépendants de votre volonté. Ils ont permis la fuite de leur général Jedi, Gu-Nnar-Sen. Mais en fait, ils complotent contre vous visiblement puisqu'ils sont rentrés dans le rang et qu'ils ne font pas de vagues.
-J'ai tué ce jedi il y a peu de temps. Sa fuite aura été veine. D'où tenez-vous ces informations? Vador est impatient car ce Jedi détenait des clés qui seraient bien utiles pour confondre puis supprimer ces clones renégats.
-Je suis allé sur la planète d'origine de ce Jedi et j'ai questionné le gouverneur au palais royal. Il a vite confessé tout ce qu'il y avait à savoir. Il a aidé Gu-Nnar-Sen à se faire discret sur une autre planète. Quant aux clones, il jure ne pas en avoir vu un seul.
-Qu'en dites-vous, Vador? Est-ce qu'il y a assez de matière pour trouver ces fous en armure? Tarkin jauge le Sith. Il veut savoir s'il est impétueux ou trop réfléchi. Un sanguin fonce sans préparation et fonctionne à l'impulsion de l'instant tandis qu'un cérébral prend trop de temps pour coordonner sa pensée et ses actes.
-Quel est ce régiment de clones? Vador est toujours impassible.
-Le 779ème d'infanterie. Tarkin ne sourcille même pas à cette annonce. Il ne s'agit que de clones, de la chair à canon dispensable.
-Je vais me renseigner pour trouver qui dirige ce régiment. Tarkin sort du transport qui est posé sur la plateforme de ses appartements.
-Rien sur des Jedis? Vador est plus impatient d'exterminer ses anciens acolytes que d'éradiquer ces clones dissidents.
-Aucune information.
-Poursuivez vos recherches alors. Vous aurez vos crédits lorsque nous tiendrons les clones.
Abi Alimibi fait un hochement de tête pour marquer son salut au Sith puis demande au pilote du transport de le ramener à son vaisseau tandis que Vador rejoint Tarkin. L'ancien Jedi commence à ressentir les effets de ses brûlures et ses pas deviennent plus douloureux.
-C'est le Moff Glarten qui dirige ce régiment. Il ne s'occupe pas d'un gros secteur mais il a commis de belles actions durant la guerre. C'est un vrai partisan mais il faut se méfier de tout le monde, n'est-ce pas?
-L'Empire est jeune et il peut y avoir des appétits qui sommeillent. Ce Moff ne peut avoir d'ambitions politiques malgré ses éclats dans la guerre. Il est donc le levier d'un autre homme. Un sénateur avide de pouvoir et qui voudrait remplacer l'Empereur sûrement.
-Reste à deviner qui il est alors, lâche Tarkin.

postée le 15-11-2012 21:25
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Chapitre 10

Obi-Wan ouvre les yeux. il ne réalise pas où il se trouve. Une petite pièce avec quelques caisses de ravitaillement militaire. Un bruit de moteur ou juste le bruit habituel de Coruscant? La terre ferme ou bien dans les airs?
Le Jedi regarde ses mains et découvre les entraves qui y sont. Des menottes que les Jedis ne peuvent enlever. Les mains prisonnières et maintenues près de la taille où il n'y a évidemment plus son sabre-laser. Obi-Wan comprend que l'instant est périlleux. Des clones qui l'ont suivi depuis Tatooine l'arrêtent près de Palpatine, Mais pourquoi à cet endroit-là? Pourquoi ne pas avoir détruit son vaisseau avant qu'il ne se pose sur Coruscant? Le Jedi décide de fermer les yeux et de faire le vide pour mieux comprendre ce qui lui arrive en tentant de deviner les évènements à venir.
La porte s'ouvre et deux clones armés entrent.
-Vous êtes attendus mon Général. Veuillez nous suivre.
Obi-Wan sort de son début de méditation puis se lève pour accompagner les deux soldats. Un devant et l'autre derrière, au cas où. Le Jedi reconnaît le ronronnement si particulier des croiseurs de la République. Le voilà donc dans l'espace, peut-être proche de Coruscant ou bien plus éloigné du centre. Le couloir défile et les voilà qui arrivent dans une salle de réunion où plusieurs dizaines de clones semblent attendre le Jedi. A l'arrivée du cortège, un "garde à vous" retentit dans la salle et chaque soldat se mit droit comme un piquet pour saluer l'arrivée du maître. Obi-Wan ne comprend pas ce qui se passe. Il est d'abord arrêté, assommé, menotté, envoyé à bord d'un croiseur républicain puis salué avec tous les honneurs militaires que son grade lui confère. Un véritable casse-tête! Un clone s'approcha de lui, sans casque mais au visage, juste un clone de plus.
-Mon Général, je suis le commandant Feil. Je suis désolé du sort qui vous est réservé depuis Coruscant mais c'est pour assurer notre sécurité au cas où les choses tourneraient mal. Quand vous aurez tout entendu, vos menottes seront enlevées et je vous rendrais votre arme.
-J'en suis ravi parce que je supporte mal ce genre de breloque à mes poignets. Obi-Wan remarque le sabre-laser à la ceinture de Feil. Dommage qu'il ne puisse l'utiliser pour se libérer mais de toute manière, il y a trop de soldats dans cette salle. Tenter de fuir, c'est la mort assurée. Mais rester, c'est peut-être aussi le cas!
-C'est un mal nécessaire parce que notre présence vous rend nerveux et je le comprends mais je vous assure que nous ne sommes pas vos ennemis. Chaque homme ici est un partisan de la République et donc un allié des Jedis. Feil marche en cherchant les bons mots afin de convaincre Kenobi. Si vous aviez été une cible, vous seriez déjà mort. Nous avons eu de nombreuses occasions de vous éliminer depuis Tatooine.
-Comment savez-vous que je viens de cette planète?
-Un traceur est placé sur votre appareil. Il a suffit de vous suivre à la trace. Nous avons également un petit groupe qui vous surveille de loin sur place. Juste au cas où.
-Je suis capable de me défendre seul. Merci quand même. Obi-Wan devient sarcastique et s'impatiente d'entendre le fond de toute cette mascarade.
-Personne ne doute ici de vos capacités à repousser un ennemi, mon Général. Nous faisons en sorte qu'aucun ennemi ne vous trouve dans votre cachette.
-Et pourquoi serais-je poursuivi?
-Vous ignorez plusieurs évènements depuis votre exil. Vous savez juste qu'il y a peu de Jedis encore en vie. Nous ne savons pas combien encore malheureusement mais la certitude, c'est que Palpatine a envoyé son apprenti Dark Vador pourchasser vos compagnons. Votre ancien Padawan selon nos informations.
Obi-Wan baisse les yeux. Comme si le désarroi et la tristesse se mèlent à la honte d'avoir engendré un monstre.
-Palpatine a également passé un contrat avec des chasseurs de prime. Tout se ligue contre vous. Ils ne reculerons devant rien pour dénicher un Jedi et le ramener mort ou vif. Feil se pose sur une caisse de munitions en face de Kenobi.
-Tout cela est très bien mais pourquoi m'avoir capturé pour m'amener sur un croiseur au lieu de me livrer à l'Empereur sur Coruscant?
-Ce n'est pas tout mon Général. Palpatine a ordonné la construction d'une nouvelle usine de clones. Peut-être qu'ils nous ressembleront? En tout cas, il y a des recherches pour cloner de l'ADN de Jedi. Le Chancelier souhaite créer une armée à partir de cellules de Jedis.
-Des clones à base de Jedis?
-Palpatine a fait ramasser les corps de Jedis tombés avec l'Ordre 66. Le but est d'atteindre une cellule parfaite qui soit réceptive à la Force pour créer des nouveaux soldats plus compétents et plus terribles que nous.
Une telle perspective effraie Kenobi. Le Sith veut se prendre pour Dieu en créant sa vision parfaite du soldat moderne. Et vu comme il a su séduire Anakin, il y a fort à parier que cette fournée de clones sera aussi cruelle que destructrice.
-Mais pourquoi l'Empereur voudrait une telle armée maintenant que le conflit est achevé?
-Nous pensons qu'il veut gouverner d'une main de fer la galaxie et mettre tous les mondes à genoux devant son autorité. Ces nouveaux clones seraient fait en ce sens. Il a déjà affirmé qu'une armée de volontaires va voir le jour bientôt également et que la conscription va être instaurée.
-Mais pourquoi à partir de Jedis? Les clones sont efficaces sans être réceptifs à la Force.
-Parce qu'ils auront une arme de plus à leur arsenal en étant doués pour cela. Ils seront plus perspicaces. Il sauront influencer les esprits faibles.
Obi-Wan réfléchit. Toutes ces nouvelles sont alarmantes. La menace d'une armée de Siths est un grand péril même s'il n'est pas immédiat. Cette armée pourrait être d'attaque avant que le fils d'Anakin ne soit assez adulte pour tenter de renverser l'Empereur. Le Jedi a beau retourner la question dans tous les sens, si ce fait est véridique, tout espoir est perdu. Palpatine sera le leader d'un monde qu'il pourra écraser d'un claquement de doigts.
-Comment avez-vous appris tous ces secrets?
-Nous avons une armée de frères. Mon Général, chaque clone est identique et nous nous faisons confiance. Il n'a pas été difficile d'apprendre certaines informations qui devaient rester sous silence pourtant.
Kenobi ne ressentait ni peur, ni mensonge. Feil disait probablement la vérité. Pourquoi mentirait-il? Les clones n'avaient rien à gagner en laissant un Jedi en liberté.
Deux clones s'approchent d'Obi-Wan et lui enlèvent ses menottes. Surpris mais soulagé, le Jedi se lève en s'étire brièvement tandis que Feil lui tend son sabre-laser.
-Voici votre arme. En guise de bonne foi. Une phrase que Feil ponctue d'un regard sincère qui est tout autant une marque de respect face au gradé. Sentant qu'il n'est pas question de trahison ou de piège mortel, Obi-Wan empoigne son sabre-laser et le place à sa ceinture.
-Je dois vous présenter deux personnes qui ont également des révélations à vous faire. Inutile de les faire attendre davantage. Le Jedi marche derrière le commandant clone et après un jeu de couloirs rapide, il entre dans la salle de contrôle du venator. Deux hommes discutent devant la baie vitrée du croiseur.
-Monsieur, voici le général Kenobi. Les deux hommes se tournent enfin et Obi-Wan découvre à qui il doit parler.
-Sénateur Andela? Le Jedi ne pensait voir ce visage ici.
-Vous vous souvenez de moi, c'est beaucoup d'honneur que vous me faites, Maître Kenobi. Pourtant, nous ne nous sommes pas vus depuis longtemps. Quelle mémoire vous avez!
-Je me souviens surtout que j'étais venu avec mon Padawan sur votre planète pour vous empêcher de prendre le pouvoir par une tentative de putsch que nous avions fait avorter. Sans notre intervention, Erth aurait subi une guerre civile pour le poste de gouverneur.
-C'était une autre époque, fait Andela en souriant de manière cynique. L'eau a coulé sous les ponts depuis. Laissez-moi vous présenter le Moff Glarten. Vous êtes sur son vaisseau principal.
-J'espère que tout ce qui vient de se produire ne vous a pas trop inquiété, dit le Moff.
-Me faire arrêter au moyen de rayons paralysants par des clones m'emmenant ensuite sur un croiseur impérial à de quoi être inquiétant.
-Ce croiseur est impérial temporairement, fait Glarten. Votre présence a un seul but ici : nous aider à renverser Palpatine et mettre fin à l'Empire pour instaurer de nouveau la République. Allons dans mes quartiers pour évoquer tout cela, voulez-vous?
Glarten et le sénateur avancent tranquillement hors de la salle de contrôle du Venator. Obi-Wan est perplexe. Une force militaire dissidente, un politicien véreux aux dents longues. Un sale présage pour l'avenir mais Obi-Wan ne ressent aucun trouble particulier de la Force, il peut donc écouter tranquillement la suite du débat.
Juste à côté de la salle de commandement, les trois homems se dirigent vers une petite pièce agréable mais totalement militaire, sans fioriture. Quelques hologrammes de famille rendent l'endroit plus convivial. Obi-Wan choisit une chaise et écoute Glarten.
-Nous sommes quelques-uns à souhaiter le départ de l'Empereur parce qu'il nous a berné. Il nous a envoyé à la guerre pour préserver la république mais en fait, il souhaitait obtenir le contrôle total du Sénat et garder son poste à vie. Lorsque nous avons compris, il était déjà trop tard. Les armées de clones avaient anéanti les Jedis à travers la galaxie et Palpatine s'était auto-proclamé empereur. Malgré notre puissance de feu, nous étions impuissants devant ce geste politique parce que nous n'avions aucun appuis au sénat. Quelques contacts qu'il fallait faire fructifier. je me suis souvenu de la délégation voulant destituer Palpatine dès la fin du conflit et on m'a alors conseillé le sénateur Andela.
-Je ne faisais pas parti de cette délégation car je savais qu'elle ne pourrait rien contre le Chancelier, il était devenu trop puissant à force de lois lui offrant les pouvoirs absolus. Tout ce qu'ont réussi les sénateur de cette délégation, c'est d'être remarqués par Palpatine et il fera en sorte de les exiler politiquement dès que possible.
-Vous avez attendu pour vous placer sournoisement. Je vois que vous n'avez rien perdu de vos méthodes. Obi-Wan est écoeuré par ce personnage sinistre qui n'a pour ambition que de devenir le maître de l'univers.
-Oeuvrer dans la lumière est suicidaire actuellement, Palpatine contrôle tout et tout le monde. Rien que vous sortir de votre clandestinité est risqué pour nous tous. Si l'Empereur obtient votre tête, il obtiendra également la notre! Pensez-vous qu'il est facile d'avoir des clones souhaitant encore la démocratie républicaine plutôt que la dictature impériale? Vous avez de la chance d'être tombé sur une escouade de nos clones, pas sur ceux qui sont à l'origine de l'extinction des Jedis dans la galaxie.
-Si vous êtes venus me chercher, j'imagine que vous souhaitez que je vous aide mais je ne saisis pas en quoi je peux être utile pour renverser Palpatine.
-Nous avons besoin d'un homme fort pour diriger les clones. Vous avez beaucoup de chance, Maître Jedi. Ceux-ci n'ont pas abattu leur général sur le champ de bataille. Ils vous obéiront au doigt et à l'oeil. Glarten semble sûr de son fait. Son calme est impressionnant. Un calme qui laisse présager une tempête.
-Pourquoi n'ont-ils pas réagi aux ordres de Palpatine pour tuer le Jedi qui les accompagnait? Obi-Wan est stupéfait car Cody, le commandant clone qui a donné l'ordre de faire feu sur lui, était tout de même un interlocuteur privilégié avec le Jedi, il savait qu'il ne trahissait pas. Cody avait bêtement obéi à un ordre sans réfléchir.
-Nous étions peu nombreux à être au courant de cet ordre. Quand nous avons compris que nos troupes feraient tout pour liquider les Jedis, nous avons fait en sorte qu'au moins une unité entière sur croiseur resterait autonome et refuserait cet ordre. Nous avions la liste des ordres plausibles donnés par le Chancelier et l'Ordre 66 était votre mise à mort. Nous avons sommé les clones de ne pas en tenir compte puisque les Jedis sont nos alliés.
-Et qui était celui ou celle qui accompagnait ces clones?
-Le Maître Gu-Nnar-Sen. Une fois la paix avérée, il a fui pour échapper à la purge de votre Ordre. Je ne sais pas où il a pu se rendre. Glarten n'éprouve aucune émotion à parler du sort des Jedis. Morts ou vifs, ils l'importent peu. Tout ce qui compte pour lui, c'est le résultat de la démarche qui est mise en place. Les moyens déployés, les pertes, tout cela n'est jamais qu'une incidence. Déloger l'Empereur, voilà l'unique intérêt du Moff.
-Et vous, Maître Kenobi? Comment avez-vous pu vous échapper du sort que vous réservait votre contingent?
-C'est une longue histoire mais ce n'est pas important. Il y a même des détails que moi seul doit connaître. Le plus important, c'est pourquoi j'aiderais un sénateur aux ambitions si dévorantes de prendre la place d'un tyran qui a massacré une partie de l'univers pour garder son poste?
-Vous ne voyez qu'une partie de ma personnalité. Vous ne voyez que celui qui veut le meilleur pour son peuple et qui est prêt à tout pour y arriver!
-Je croyais que vous vouliez uniquement le meilleur pour vous, fait Obi-Wan d'un ton sarcastique.
-Ne vous méprenez pas, je souhaite ce poste parce que j'ai de l'ambition mais je veux aussi nous débarrasser de Palpatine qui fait certainement beaucoup contre ma planète. Sa position nous menace tous et les sénateurs comme moi risquent leur vie pour y arriver tout comme Glarten. Il y a plusieurs Moffs capables d'engager des forces militaires pour un coup d'état mais c'est encore trop juste. J'ai besoin d'appuis politiques plus nombreux pour qu'un assaut soit lancé et déboulonner Palpatine de son trône!
-Nous avons plusieurs croiseurs de classe Venator, deux Acclamators et des escadrons de chasseurs ARC-170. Mais le meilleur est la prise faite aux Séparatistes. Obi-Wan écoute avec intérêt. Des forces conséquentes sont nécessaires pour pouvoir attaquer l'armée impériale. Des frégates, des navires de la Fédération du Commerce, des droïdes par milliers, qu'ils marchent ou qu'ils volent. Vraiment des forces impressionnantes. En tout, une vingtaine de vaisseaux. Le programme de directives des droïdes est également neuf : désormais, ils nous servent. Ils feront tout ce que nous voulons. Si nous décidons d'attaquer Coruscant, ils le feront sans hésitation.
-Vous prévoyez d'attaquer la capitale, fait Obi-Wan, totalement stupéfait. S'attaquer à Coruscant, c'est s'en prendre à une muraille avec des boulettes de papier. Et le Jedi ne voyait pas comment faire pour destituer l'Empereur avec des forces militaires de ce type.
-Ce sera une nécessité le moment venu. Il faudra bien agir pour que le sénateur Andela prenne la place de Palpatine au Sénat.
-Un mouvement naîtra dans le Sénat pour renverser Palpatine. Des alliés de ma candidature pousseront la situation au paroxysme pour que j'arrive avec un régiment et renverser l'Empereur. Des clones auront pris position un peu partout dans les points névralgiques de la cité pour contrôler l'armée et les pouvoirs administratifs. Palpatine n'aura pas d'autre choix que d'abdiquer, fait Andela avec un sourire en disant long, comme si ce plan était déjà accompli.
-Ce ne sera jamais aussi simple. Palpatine ne vous laissera jamais le champ libre pour occuper ce poste. Il fera tuer chacun s'opposant à lui. S'il le faut, il fera tuer chaque sénateur pour rester en place et en vie. Vador l'aidera même sans sourciller.
-Qui est Vador, fait Andela. Ce jouet lugubre qui se promène derrière lui comme un animal bien dressé? Il ne m'impressionne pas.
-Vous êtes trop optimiste. Votre plan est voué à l'échec en l'état. Vous espérez un soulèvement politique alors que Palpatine sème la terreur dans l'hémicycle. Vous ne réussirez pas. Obi-Wan se lève de son siège et regarde à travers la vitre. L'espace est vide, aussi vide que l'espoir de voir ce complot réussir en l'état. Attaquer Palpatine de front sur Coruscant, c'est s'opposer aussi à Vador et à l'ensemble des militaires de l'Empire. Avec une flotte ayant en tout et pour tout une vingtaine de croiseurs plus quelques milliers d'hommes et de droïdes, ça semble être une mission suicide. Le Sénat serait une zone meurtrie où les politiciens trépasseraient. L'Empereur jubilerait, il placerait uniquement des hommes à sa botte.
-Il y a peut-être un moyen détourné de se débarrasser de Palpatine, fait Obi-Wan en regardant le Moff et le sénateur. Le commandant Feil m'a parlé d'une usine de clones où des cellules de Jedis doivent servir à créer des nouveaux soldats. Il faut attaquer l'Empire là où il sera affaibli ensuite. Détruire les armées de clones à leur base, c'est être certain de réduire les troupes autour de Palpatine. Lorsqu'il n'aura plus assez de personnel pour le défendre, votre entrée au centre politique sera facilitée.
-Ca va prendre beaucoup de temps et nous n'avons pas les moyens pour des attaques de si grande ampleur. Feil est perspicace. Avec si peu d'hommes et de vaisseaux, il n'y a peut-être pas davantage pour une seule offensive.
-Alors il faut s'en prendre à l'endroit le plus sensible pour Palpatine. Cette nouvelle usine est importante pour lui, il va y mettre beaucoup de ressources et la détruire sera un bon coup contre l'Empire.. En plus, Sénateur, vous pourrez opposer cela lors de vote accession au pouvoir en révélant la vérité. Si la république a applaudi la disparition et la mort des Jedis, que va-t-il se passer si l'on apprend que Palpatine a tenté de faire une armée de clones basée sur des cellules de Jedis?
-L'opinion publique est souvent un bon levier politique, fait Andela. Cette nouvelle serait un tollé contre Palpatine et m'aiderait sans souci. Marquer des points ainsi est un vrai avantage. Il faudrait donc choisir des cibles bien précises pour affaiblir le Chancelier.
-Notre effectif n'est pas infini, fait Glarten. Si ce premier assaut se déroule mal, nous n'aurons plus assez de forces pour attaquer d'autres cibles tactiques. Et il y a fort à parier que comme pour Kamino, ce lieu est probablement bien gardé.
-Si les clones ont eu vent de cette usine, peut-être peuvent-ils oeuvrer de l'intérieur pour rendre cette offensive moins délicate? Obi-Wan réfléchit fiévreusement. Il faut absolument détruire ce repaire. Fusionner des cellules de Jedis pour créer un être suprême doit cesser avant qu'un premier soldat ne sorte des cuves d'incubation.
-Je vais mettre toutes les ressources possibles sur cette affaire. Nous avons notre première priorité : détruire cette usine.
-Et les retombées seront pour quand, Maître jedi? Andela se moque bien du côté militaire de tout ce qui se prépare, et même du risque. Son ambition crève les yeux et son cynisme puant le rend tout à fait détestable.
Mais Obi-Wan ne croit pas que ce sénateur puisse renverser Palpatine. Le Sith ne se laissera pas manipuler par un politicien quel qu'il soit. L'Empereur a mis plus de dix ans à obtenir ce que son esprit désirait avec ardeur. il a été patient, subtil et il s'est faufilé au sommet sans être repéré réellement. Andela est tout le contraire. il se voit comme le nez au milieu du visage. Sa diligence à vouloir être le nouvel homme fort de l'univers risque de précipiter sa perte.
Et si Andela chute, Obi-Wan risque fort de chuter également, tout comme Glanter et ce contingent de clones. Mais qu'importe, il faut anéantir ce projet de clones sensibles à la Force. Pour que le fils d'Anakin puisse un jour rétablir l'ordre des choses qui n'aurait jamais du bouger.

postée le 14-11-2012 21:56
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Chapitre 9

L'hémicycle du Sénat bouillonne de joie. C'est l'un des tous premiers débats à la sortie d'une guerre coûteuse en vies comme personne ne pouvait le supposer. Les mondes civilisés, sans être exsangues, n'ont plus les moyens d'avant l'attaque Séparatiste mais la vie est belle car il n'y a plus à redouter les puissantes armées droïdes ni le Général Grievous qui répandait la terreur comme une traînée de poudre. Quant au Comte Dooku, il ne s'aventurait majoritairement que dans les systèmes affiliés à sa cause et le rencontrer était presque impossible.
La menace Séparatiste étant achevée, reconstruire cet univers devient le pain quotidien des politiciens. De nouvelles alliances commerciales se bâtissent autour de prolifiques partenariat afin que des mondes souffrant de manques soient ravitaillés dans les plus brefs délais. Des droïdes sont expédiés là où la pénurie de main d'oeuvre se fait sentir afin que les choses rentrent dans l'ordre rapidement. L'expansion va pouvoir reprendre. Et si la République est morte à la fin de la guerre, l'Empire semble désormais sur des rails prospères et sereins.
Les traces du combat entre Yoda et Sidious ne sont plus. Tout a été vite nettoyé et il ne semble pas qu'un maître Jedi a livré un affrontement redoutable contre l'Empereur. Personne ne semble se soucier des Jedis désormais. Ils sont morts ou méritent la mort comme le pense une majorité de sénateurs. Tout ce qui importe est le travail pour remettre la galaxie sur pieds.
Palpatine apparaît enfin au centre de la salle et les débats peuvent enfin commencer. Le silence s'abat comme dans une tombe pour que l'Empereur prenne la parole.
-Les premiers amendements pour l'Empire entrent en vigueur dès la fin de cette séance. J'ai réquisitionné les immenses fortunes de la Fédération du Commerce, du Clan Bancaire et du Techno-Syndicat puis de tous les intervenants Séparatistes comme tribut à leur défaite pour aider la reconstruction des mondes durement atteints par le conflit qui vient de s'achever. Aussi demanderais-je aux sénateur de systèmes non épargnés par les batailles de la Guerre des Clones de bien vouloir faire une évaluation précise des besoins et des coûts pour que l'Empire puisse intervenir sans attendre. Puisqu'il y a des responsables à la guerre, ils paieront pour que l'ordre retrouve sa place.
Une salve d'applaudissements retentit dans la salle et les acclamations majestueuses saluent Palpatine. Prenant toute la mesure de l'instant, l'ancien Chancelier ouvre les bras pour recevoir cette gratitude chaleureuse, comme si des milliards d'êtres viennent le congratuler de son action.
-Pour éviter également que des heurts liés au déséquilibre engendré par la guerre ne surviennent, j'ai décidé que des garnisons seraient placées un peu partout afin de pacifier et de rendre l'action de l'Empire et du Sénat Impérial plus rapide et plus harmonieuse. Il y a un grand nombre d'attaques de pirates qui profitent de l'inertie engendrée par la guerre pour piller et mettre des mondes sous leur coupe. Les troupes de notre armée vont remédier à cela. De nouveaux clones sont toujours en cours de fabrication et nous allons créer une conscription pour pourvoir à nos besoins militaires les plus urgents pour sécuriser la galaxie. Pour harmoniser les troupes, seuls les humains auront accès à ces tâches risquées et il y aura également de la place pour ceux désirant s'engager dans l'armée la plus puissante de l'univers mais également la plus pacifique jamais vue. Des unités indigènes pourront voir le jour dans les systèmes le réclamant car l'Empire n'est pas fait que d'une race et le mélange engendre l'acceptation.
Malgré les applaudissements, quelques navettes s'élèvent en direction de la position centrale de Palpatine. Uniquement des sénateurs non-humains.
-Vous nous mettez au placard dans cette armée, fait Donwie Meugg, sénateur Quarren de Mon Calamari. Vous laissez supposer que les humains sont la panacée de la galaxie en termes d'évolution ou de possibilités! C'est scandaleux de voir les autres races tout aussi prodigieuses de l'univers écartées de la reconstruction des mondes blessés par la guerre!
Une bronca d'applaudissements retentit dans l'hémicycle et des huées commencent à apparaître.
-Silence, cria Mas Ammeda. L'Empereur n'a pas donné la parole pour l'instant. Amusé, Palpatine fait un geste à son adjoint pour lui signifier de laisser parler ceux qui veulent s'exprimer.
-Mon collègue Quarren a raison, lance le sénateur de Malastare, nous sommes humiliés de votre proposition de faire une armée uniquement composée d'humains. De nombreux mondes ont payé leur part de la guerre et nombre de familles pleurent la disparition d'un être cher, qu'il soit humain ou non. Vous n'avez pas tous les monopoles dans tous les domaines et les races non-humaines sont aussi fortes, loyales et dévouées à la galaxie que vos clones ou que vos futurs engagés!
Les applaudissements reprennent et la cohue verbale s'intensifie.
-Mes amis, humains ou non, respectables confrères et collègues, nous avons tous traversés cette guerre avec honneur et peine, fait Palpatine. Mon seul but est de faire en sorte que la passation entre le chaos et l'ordre soit la plus tranquille possible et n'est-il pas mieux de proposer une vision unique qui engendre une armée parfaite immédiatement plutôt qu'un mélange qui va déséquilibrer nos troupes? Je vous offre la possibilité d'avoir vos propres unités avec les gens de vos mondes qui restent dans vos mondes pour simplifier les choses mais vous me reprochez un racisme infondé.
Entre désordre et respect, applaudissements et sifflets, Palpatine continue son discours.
-Mon poste me permet tout, je pourrais créer une armée pluri-raciale mais nos performances dans cette guerre démontrent que notre armée de clones, donc d'humains, était parfaite. N'en déplaise à tous les sénateurs qui se sentent offensés, tel n'est pas mon propos, je ne dénigre aucune race ni aucun monde, tous les mondes sont aussi respectables les uns que les autres mais si mes amis Quarrens veulent faire parti de l'armée de l'Empire, ils devront le faire sur Mon Calamari uniquement. Pareil pour les habitants de Malastare. Une armée est uniforme. Vous aurez des garnisons locales et les
rapports avec la population s'en trouvera simplifiée.
La passion du débat devient oppressante et certains sénateurs quittent l'hémicycle en signe de protestation. D'autres applaudissent et scandent le nom de l'Empereur pour le soutenir. Rarement une telle frénésie est apparu en ce lieu. Entre dénigrement, haine et soutien, Palpatine reçoit tous les coups, imperturbable. Sourire aux lèvres, il applique une méthode ayant fait ses preuves : diviser pour mieux régner.
-La séance est suspendue pour calmer les esprits, fait Mas Ammeda en faisant partir la nacelle de l'Empereur dans les sous-sols du Sénat. Vador est assis. Il attend son maître. Un geste du bras de Palpatine et son apprenti se lève, obéissant.
-La partie politique ne sera jamais simple, Seigneur Vador. Cela prendra du temps pour que le Sénat me réponde comme un seul homme.
-Voulez-vous que j'aille voir les sénateurs récalcitrants à votre action pour leur faire comprendre qu'ils se trompent et que l'Empire représente la stabilité dont ils ont besoin?
-Non, je vais les laisser jouer avec ce que je viens de dire. Mais quoi qu'il se passe, je reste le maître absolu ici et leur avis m'indiffère. Je pourrais les briser mais ils seraient des martyrs de cette cause. L'enlisement, le pourrissement de la situation et le vote sont mes meilleurs atouts.
-Comme vous l'entendez, mon maître.
-Avez-vous des nouvelles des chasseurs de primes?
-Un Jedi a été exécuté sur Aamrob. Le corps arrivera d'ici peu pour que je l'authentifie.
-Payez grassement celui qui l'a tué, la pègre, les pirates et la mafia sont de puissants alliés qu'il faut savoir manipuler dans notre intérêt, Seigneur Vador. Ils peuvent travailler pour nous dans l'ombre du Sénat. Et pour l'explosion de votre croiseur?
-Rien n'a encore été découvert. Je crois qu'il s'agit d'un acte terroriste de nos troupes comme vous l'avez suggéré. Je ne comprends pas pourquoi des clones n'obéissent plus toutefois et cherchent à nous détruire ou à se détruire entre eux.
-Chaque réponse viendra, mon jeune apprenti. Focalisez-vous sur la Force pour trouver des solutions aux problèmes.
-Oui, mon maître. Et qu'en est-il des Moffs qui doivent surveiller leurs forces en présence?
-Partez sans détour pour voir Tarkin pour prendre la mesure pour notre station de combat, lui seul semble digne de confiance à mes yeux. Gérez le problème avec lui et la solution sortira d'elle-même.
-Bien Monseigneur. Dark Vador quitte Palpatine et se dirige vers le couloir qui mène à la piste de décollage du Sénat où l'attend sa navette.

postée le 11-11-2012 11:19
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Chapitre 8

Le chasseur de primes pose son vaisseau sur la planète Ukio. Dans un déferlement de poussière, le vaisseau de la Fédération du Commerce éteint ses puissants moteurs. Personne n'a jamais vu de vaisseau de classe Diamant ici et la Fédération est restée loin d'Ukio, même pendant la guerre.
Abi Alimibi sort de la carlingue, accompagné de son droïde de protocole. Si le basique est la langue la plus utilisée dans l'univers, il y a parfois quelques surprises et Alimibi n'est pas du genre à aimer les surprises. Son métier peut rebondir avec des surprises mais généralement, il rate des coups s'il n'est pas au courant de tout et s'il n'a pas le contrôle sur tout ce qui l'entoure. Sa dernière bonne prise est ce vaisseau, volé à l'armée Séparatiste en déroute. Abi Alimibi s'est retrouvé malgré lui entre les feux croisés de la Fédération du Commerce et de la République. Son vaisseau endommagé n'a pu que se poser dans la soute d'un croiseur de la Fédération. Plutôt que de voler un petit véhicule, il récupéra ce transport inutilisé qui était accroché au croiseur par un sas. Les droïdes étant occupés à se battre contre le navire républicain, Abi put s'emparer de ce nouveau véhicule sans encombre.
Le chasseur de primes ressemble à un homme des sables dans sa tenue paressant poussiéreuse. Les nappes de tissus se succèdent les unes sur les autres, se chevauchent pour confectionner une tenue passe-partout, protégeant de la chaleur comme du froid. La mélopée se poursuit même sur le crâne et du corps entier, on ne peut apercevoir que les mains et le regard. Des mains toujours proches des deux pistolets, un de chaque côté d'Alimibi.
Le chasseur de primes marche vers le palais royal, persuadé que quelqu'un sait où trouver des traîtres à l'Empire, s'il y en a. Le maître Jedi tué par Vador avant la destruction de son navire venait d'Ukio. Il est probable que l'ancien dignitaire de l'Ordre a eu des contacts avec sa planète natale pour trouver de l'aide et il a certainement été entendu pour pouvoir fuir
rapidement. Qui n'aurait pas aidé l'un des siens en fuite? Mais l'aide est-elle venue de notables ou bien de soldats?
Abi Alimibi sait que ses collègues parcourent l'univers à la recherche de pistes et de preuves. Il sait que l'un d'eux à repéré un Jedi se cachant dans les ruines d'un palais To'Fel sur la planète Aamrob. Il sait que le jeune Boba Fett est également désireux de venger son père mais qu'il manque de moyens financiers pour se lancer totalement. Il ronge son frein en écumant les spatio-ports de Tatooine en faisant les petits boulots que lui confie Jabba. Mais Abi pense que ce jeune a de l'avenir dans le métier. La vengeance est un bon moteur pour démarrer une carrière et l'appât du gain peut devenir un bon mobile pour continuer.
-Droïde! Abi regarde son esclave de métal. Celui-ci se dépêche de rejoindre son maître en couinant dans ses articulations. Renseigne-toi auprès de tous les robots, machines, tous les serveurs et terminaux pour trouver une preuve que le Jedi Gu-Nnar Sen a bien été aidé depuis cette planète.
-Bien maître Abi mais si je ne trouve aucune information? Ukio est un monde agricole et le risque de me trouver privé de contacts synthétiques est pontentiellement élevé.
-Fouine encore sur des clones qui se seraient rebellés contre l'Empire. Demande même aux employés du spatio-port. Moi, je vais questionner le roi sur ce Jedi que l'envoyé de Palpatine a tué.
Le droïde et le chasseur de primes se séparent, l'humain s'aventurant vers le palais royal.

postée le 09-11-2012 14:46
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Chapitre 7

Dans une salle de l'immeuble du Sénat, loin de l'hémicycle politicien, à l'abri des regards indiscrets. Une pièce au confort simple mais efficace. Un confort luxueux néanmoins pour des hommes de la trempe de ceux qui s'y trouvent, plus habitués aux privations du front. Certains des plus importants gradés militaires de la République ayant gagné des galons au combat contre les armées Séparatistes. La bataille de Coruscant, le raid sur Utapau ou bien la prise de Mir Tallos, des faits d'armes renommés dans toute la galaxie pour leur violence incroyable ou bien pour l'impact sur le cours de la guerre.
Entre les fumées de cigarettes et les alcools, l'ambiance peut paraître festive. Mais c'est tout sauf une fête qui amène ces pontes à se voir.
-Quand est-ce que cela va s'arrêter? Palpatine nous mène où avec toute cette mobilisation? Le Moff Boegan tourne en rond comme un animal enfermé.
-Parlez moins fort, fit un autre moff. Les murs ont des oreilles, surtout ici.
-Vous croyez que j'ai peur des petits politiciens qui ne visent que le siège où ils sont assis? Rassurez-moi, la bravoure qui vous précède est bien justifiée?
-Je n'ai pas peur de sénateurs! Je ne veux pas que notre action soit finie parce que nous pouvons être entendus par n'importe qui.
-Assez, fit le Moff Glarten. Nous ne sommes pas ici pour des querelles d'enfants! Notre but est identique : nous débarrasser de Palpatine. Nous sommes des militaires mais cette guerre inutile n'était pas juste. Elle n'a servi qu'un tyran pour qu'il accède à une fonction immuable. Combien de millions d'hommes de la République sont morts face aux droïdes? Combien de milliards de déportés la guerre a-t-elle engendré? Tout ça pour que le Chancelier devienne Empereur.
-Combien de nous ont cru à cette guerre lorsqu'elle a éclaté?
-Probablement tous, gloussa Boegan. Qui n'a pas été grisé par son nouveau croiseur et ses troupes? Qui n'a pas cru défendre la République? Nous avons tous cru à notre devoir mais nous avons été les pions d'un fou.
-Et maintenant, il utilise les ressources de l'armée pour construire une base spatiale gigantesque. Il pille monde sur monde pour bâtir cette supercherie! Les travaux durent depuis près de trois ans et est-ce que ce gag a été utile? Quelle sera sa fonction?
-Juste une babiole luxueuse qui se retournera contre nous tous. Qui pourrait se retourner contre tous les peuples de l'Empire.
-Ne parlez pas d'Empire, fit le Moff Nonta. Il n'y a que la République. Nous nous sommes battus pour la République, pas pour que celle-ci devienne le jouet d'un malade mental qui sert sa propre ambition. Nous croyons en la démocratie, pas dans la dictature.
-Et qu'en est-il de cette rumeur d'une usine de clone perdue dans la Bordure Extérieure? Une usine utilisant des cellules de Jedis pour créer une nouvelle race de soldats. Ces satanés moines avec leur clairvoyance n'ont même pas vu leur propre extinction! Et ils peuvent être le fer de lance de nouvelles troupes. Des armées de Jedis! Que pourrait la galaxie face à des hordes de soldats capables de magie?
-Qui s'occupe de cette usine? Boegan est soucieux. Nous sommes l'élite de l'armée, les meilleurs, les plus avisés, ceux qui connaissent les tactiques les plus brillantes et nous supposons seulement qu'une usine pour nos troupes est en construction! Il doit bien y avoir quelqu'un qui dirige ce chantier.
-Palpatine ne nous fait pas confiance ou nous serions tous au courant. Nous ne faisons pas encore parti de son premier cercle comme Tarkin mais approchons-le pour mieux le renverser.
-Il a des pouvoirs de Jedi, vous le savez bien, il n'a pas caché que sa survie face aux Jedis était la connaissance de leurs dons et qu'il a pu résister à ce coup d'état parce qu'il est leur égal. Il flairera la ruse avant que nous soyons à ses côtés. Glarten réfléchit. Comment mettre à mal un homme capable de détecter tout changement d'humeur, peut-être même de prédire l'avenir?
-En parlant de Jedis, qu'en est-il du nouveau pantin de Palpatine? Est-ce une machine? On le dit implacable.
-Il l'envoie aux quatre coins de la galaxie chasser les Jedis survivants à la guerre. La rumeur dit que c'est un ancien Jedi qui cherche à se venger mais personne n'a vu son visage.
-Qu'importe qui il est. Nous le balayerons comme son chef!
-Mais un soulèvement militaire ne suffira pas à renverser Palpatine. Il nous faudra des appuis politiques. Un coup d'état ne peut avoir lieu que si nous ne mettons pas un politicien à la place du Chancelier.
-Et qui voudriez-vous voir à ce poste? Quel sénateur avez-vous dans votre poche qui voudrait voir cette mascarade s'achever? Nonta frémit. Tout tient en si peu de choses. Tuer Palpatine n'est pas si difficile mais laisser la galaxie à l'agonie avec son système politique bloqué est impossible. Cela paralyserait l'univers pour qui sait combien de temps?
-Il y a cette délégation qui souhaitait que le Chancelier remette ses pouvoirs au Sénat une fois le conflit achevé. Il doit bien y avoir un politicien assez costaud et ambitieux pour accéder à ce poste!
-Il y avait bien l'ancienne reine de Naboo mais elle est morte. Les autres ne sont que des hommes de paille.
-Pourtant, elle était jeune! Certainement un coup de Palpatine. Il sera sans pitié contre ses adversaires.
-Messieurs, fait Glarten, nous ne sommes qu'une poignée mais la galaxie n'a été qu'une molécule avant de devenir ce qu'elle est. Ecoutez les conversations, tentez de faire venir parmi nous des personnalités influentes. Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de cartes en main pour nous débarrasser de cet empereur de pacotille. Ralliez de puissants amis. Cette délégation politique n'a rien pu contre Palpatine, alors uniquement la force de l'armée pourra le déloger. Nous sommes militaires pour servir la République et nous allons la faire renaître en balayant ce clown. Mais que rien ne filtre de cette pièce. Si Palpatine a des ennemis, nous en avons également. Nous n'allons pas nous faire berner comme ces Jedis trop sûrs d'eux.
Les Moffs accueillent la décision de Glarten en opinant de la tête, sans un mot. Pour l'instant, ils ne sont même pas une dizaine. Si l'ensemble des Moffs peut s'allier contre Palpatine, celui-ci pourrait subir une importante défaite. Avec ou sans Tarkin mais surtout, avant que cette station de combat et que cette usine de clones Jedis existent.

postée le 09-11-2012 13:31
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Chapitre 6

Obi-Wan abandonne sa navette sur une plateforme éloignée du centre politique de Coruscant, là où personne ne songe à chercher un Jedi en fuite. Un dernier coup d'oeil pour vérifier qu'aucun clone ou droïde de surveillance ne le piste ou se demande pourquoi un humain s'est approprié un chasseur comment en pilotait le Général Grievous.
Obi-Wan monte à bord d'un speeder gratuit à disposition de nouveaux arrivants et s'engouffre lentement dans les tréfonds de la capitale. Tel une barge anti-gravité, le speeder descend à plat doucement dans les entrailles de Coruscant, mètre après mètre, niveau après niveau. Le Jedi contemple ainsi la face cachée du monde le plus rutilant, civilisé et hiérarchisé de l'univers. A perte de vue, des clubs, des bars plus glauques les uns que les autres, des lieux où la pègre et les mafias de tous les mondes viennent se rejoindre pour leurs affaires. Du trafic d'alcool interdit à la prostitution en passant par la vente d'esclaves, les niveaux inférieurs de Coruscant sont un cloaque permanent où la loi n'existe que sous une seule forme : celle du plus fort est la meilleure.
Au bout d'un laps de temps un peu long, Obi-Wan débarque enfin là où il veut se rendre : les arènes. Ici, des jeux clandestins sont organisés au nez et à la barbe des forces de police. Et il n'y a jamais une descente pour fermer les lieux, pas même de la part de l'armée. Trop dangereux.
Le Jedi laisse le speeder à l'aérogare puis s'enfonce encore davantage sous sa capuche en prenant la direction des gradins. Les arènes sont dissimulées mais de l'extérieur, on entend déjà les rugissements. Au milieu d'un gigantesque stade rempli comme un oeuf, deux rancors se battent et il ne semble pas y avoir d'issue positive pour les bêtes. Il n'y aura qu'un vainqueur et la mort de l'adversaire sera l'unique billet de sortie de la salle jusqu'au prochain combat. Empotés, les rancors s'envoient de grands coups de griffes mais ils sont lents et leur taille est un handicap pour le combat rapproché contre un adversaire identique. Chaque morsure, chaque coup ébranlant l'un des deux combattants est ponctué de vivas tonitruants de la foule. Les paris étant nombreux, les sommes à gagner dans ces jeux cruels sont colossales et les spectateurs ne sont repus que par le sang des créatures s'affrontant. Les crédits vont et viennent à une vitesse folle et l'argent brassé ici chaque jour atteint des quantités égales aux possibilités politiques d'un petit monde habité.
Obi-Wan se terre dans les gradins, s'assied à côté d'un T'wilek enthousiaste tenant un ticket à la main. A l'entendre, il a parié plus que de raison sur le rancor qui semble en difficulté et encourage son poulain tout en le conspuant d'injures. Le Jedi a activé un signal pour que Bail Organa puisse le retrouver dans le désordre du monde souterrain de Coruscant.
Derrière les fumées, la puanteur et le répugnant comportement des millions de gens du coin, Obi-Wan semble être la cellule pure dans le magma putride. L'unique lueur dans l'obscurité.
Une heure passe. Les rancors sont partis, l'un allongé raide mort et traîné par des chaînes épaisses accrochée à des speeders. Des esclaves livrés à des gundarks essaient de s'en sortir puis des prisonniers de mafieux, ayant des dettes impayées avec du retard, luttent contre des robots-assassins.
Finalement, sous une cape, Bail Organa arrive et se pose sans dire un mot. Un regard dans toutes les directions puis la conversation peut enfin s'engager.
-Je vous ai amené des crédits de la République et de la monnaie locale pour vos frais. Bail tend une bourse remplie qu'Obi-Wan se presse de dissimuler sous sa toge.
-Merci. Ca va me permettre de tenir.
-Que se passe-t-il avec la famille du garçon?
-Ils ont peur que son avenir ne lui nuise. Ils ont peur qu'il lui arrive quelque chose ou qu'il devienne comme son père. Je les comprend et je ne leur en veux pas mais Luke devra faire face à son passé lorsqu'il sera en âge de pouvoir prendre ses propres décisions. Il est possible que sa soeur doive le suivre également sur ce chemin risqué.
-J'en ai pleinement conscience et ma femme également. Nous savons que cette progéniture a un devoir qui lui échappe mais qui ne pourra être évité.
-Qu'en est-il au Sénat? Comment se passent les choses?
-Palpatine a bien vérouillé les lois et il ne peut être mis sur la touche à moins d'un coup d'état désormais. Le véritable problème est que la destruction de l'Ordre Jedi a fait peur à de nombreux sénateurs qui ne souhaitent plus s'opposer à l'Empereur. La délégation des 2000 est en passe de disparaître sous peu. Palpatine a détruit chaque amendement qui pouvait lui nuire et les élus qui désiraient son départ se font discrets. Un courant de rebellion est en train de surgir mais nous sommes si peu nombreux que nous n'avons aucun poids politiquement, Palpatine ne craint rien dans l'immédiat. Il faudrait sa mort pour que les choses changent.
-Je ne peux malheureusement rien contre lui. Maître Yoda a échoué et je n'ai pas l'étendu de ses pouvoirs.
-Palpatine a même un nouvel aide de camp aussi sinistre que lui, lâche Bail à la stupéfaction de Kenobi. Un homme caché dans une armure noire du nom de Dark Vador. L'Empereur l'envoie faire les sales besognes. La rumeur dit qu'il traque les Jedis qui ont survécu à la guerre. Vous en avez entendu parler?
Obi-Wan n'en croit pas ses oreilles. Anakin avait réussi à rester en vie sur Mustafar jusqu'à ce qu'il soit soigné. La lâcheté du maître Jedi devant son devoir face à un ennemi Sith quel qu'il soit risque de peser fort dans la balance.
-Il doit s'agir du père des enfants. je l'avais laissé mourant sur la rive d'un fleuve en fusion mais il est revenu d'entre les morts à force de volonté. Palpatine l'aura remis sur pieds pour en faire son valet.
-Pourquoi ne pas lui avoir porté le coup de grâce? La foule s'exclame de joie lorsqu'un robot IG-88 brise la nuque d'un prisonnier le suppliant de le laisser en vie.
-Anakin a été mon élève pendant des années, il est devenu un ami, un frère. Son passage vers le côté obscur ne devrait pas me surprendre, il a toujours mal vécu l'absence de sa mère et il m'a raconté comment il a massacré un village d'hommes des sables sur Tatooine lorsqu'il a retrouvé sa mère captive et exsangue. Une profonde rage coulait dans ses veines ainsi qu'une envie de pouvoir que Palpatine a certainement attisé. Son amour pour Padmé a probablement suffit à accélérer sa conversion.
-Mais il peut peut-être redevenir un allié?
-Non, Anakin n'est plus que rancoeur et haine. S'il devait me croiser, il chercherait à me tuer sans hésitation. C'est un agent du Mal aujourd'hui, rien ne pourra le faire dévier de sa route vers le côté obscur. Il a perdu la femme qu'il aime et il ne pouvait ignorer qu'elle était enceinte. Il a cru que les Jedis complotaient contre lui et contre Palpatine. Beaucoup d'éléments font ce qu'il est à l'heure actuelle et le temps n'aidera en rien la situation. D'ailleurs, Anakin n'existe plus. Il s'appelle Vador et son ancienne identité est détruite depuis qu'il a rejoint Palpatine.
-Voilà qui double le nombre de nos ennemis, fait Bail, inquiet.
-En effet. Vador ne sera pas simple à vaincre mais le plus important dans l'immédiat, c'est de croire en l'avenir parce que ces enfants sont peut-être la clé de ce futur.
-Je dois vous laisser maintenant. Je vous recontatcte bientôt. Partons chacun de notre côté pour ne pas éveiller de soupçons. Une poignée de mains clôture la rencontre et Obi-Wan attend que le sénateur disparaisse pour prendre le chemin opposé. Il avance calmement mais empli de doutes. Anakin vivant, peut-être qu'il chercherait à savoir la vérité pour Padmé et qu'il se retournerait contre son maître Dark Sidious.
Non.
Il y a trop de souffrance et de dégoût dans ce coeur rongé par l'ambition et la haine. Anakin est bien mort sur les berges de Mustafar. Vador a été ramassé par Sidious puis réparé afin qu'il accomplisse son destin : faire en sorte que les Jedis ne soient plus. Il est un allié puissant malgré ses blessures.
Obi-Wan emprunte à nouveau la barge anti-gravité puis remonte à la surface. Il lui faut un nouveau vaisseau pour rejoindre Tatooine discrètement. Il lui suffira d'en voler un au port le plus proche. Un modèle sans arme sera beaucoup plus discret qu'une navette ressemblant à un véhicule de baroudeur.
A peine posé au garage des speeders, Kenobi sent des présences peu bienvenues. Des clones! Que font-ils ici? Il n'y a jamais de forces de l'ordre dans cette partie de la ville! Mais il n'y aucune vraie raison d'avoir peur. Après tout, Obi-Wan n'est qu'un quidam désoeuvré marchant simplement. Il n'y a aucune raison que les cones l'interpellent puisqu'il y a du très gros gibier plus bas dans les entrailles de Coruscant. Le Jedi avance prudemment et passe au travers des clones sans embûche. il ne peut s'empêcher d'être soulagé néanmoins car ils sont nombreux et ne pourrait se défaire de tous puis pour la discrétion, ce serait impossible de faire plus bruyant!
Obi-Wan s'arrêta. Un clone a posé sa main sur son épaule.
-Halte! Nous vous cherchions, mon Général.
-Général? Je ne suis qu'un simple badaud!
-Nous vous suivons depuis votre départ de Tatooine, Général Kenobi. Nous avons beaucoup à...
Obi-Wan s'empare de son sabre-laser et frappe le clone au torse, profondément. Celui-ci s'écroule et le Jedi avance lentement à reculons. Tous les clones l'ont mis en joue.
-Je ne suis pas votre ennemi, fit le Jedi. Nous avons combattu dans les mêmes coins reculés de la galaxie. Les Jedis n'ont jamais trahi. Palpatine a voulu notre extermination pour le pouvoir au Sénat.
-Baissez votre arme, mon Général, fait le commandant des soldats qui avance. Nous ne cherchons pas à vous arrêter et à vous présenter devant l'Empereur. Nous avons beaucoup à partager. Nous voulons parler.
-J'ai vu comment vous aviez parlé au Temple. Les clones sont responsables de la mort de dizaines de Jedis, de Padawans et de novices! Kenobi recule toujours en direction de l'une des navettes des clones. Des Cannonières républicaines. Il peut s'enfuir sans trop de difficultés mais devra abandonner ce véhicule pour un autre avant de quitter Coruscant. Une Cannonière n'est pas très discrète...
-Mon Général, si vous essayez de fuir, je donnerais l'ordre de vous abattre.
-Si je baisse mon arme, vous me tirerez dessus. Plus que quelques mètres avant la navette.
-Vous ne me laissez pas le choix, mon Général. Deacon et Whip, êtes-vous prêts? La radio du commandant clone contacte ses hommes en retrait.
-Nous attendons les ordres, Commandant, fit l'un des deux clones.
-Exécution du plan!
Obi-Wan perçoit dans son dos des ennemis. Il se retourne et voit un clone projetant un filet dans sa direction. Le jedi n'a qu'à pourfendre les mailles du piège pour se libérer. Un coup de sabre-laser et le filet n'est qu'un mauvais souvenir. Il ne remarque pas le clone sur le toit de la Cannonière qui le vise. Kenobi n'entend que le son de l'arme et se retourne pour voir un rayon paralysant se diriger vers lui. Inévitable. Le filet était une diversion pour l'immobiliser.
Le rayon frappe Obi-Wan de plein fouet. Il s'écroule aussitôt et lâche son sabre qui s'éteint en roulant.Les clones se pressent autour de lui et contemplent leur prise. L'un des derniers Jedis en vie. Le commandant enlève son casque et prend les choses en main.
-Lieutenant, organisez une patrouille dans le périmètre, que personne ne voit ce qui se passe. Sergent, évacuez le général dans le vaisseau et n'oubliez pas son arme. Si un civil se montre curieux, n'hésitez pas à tirer!
Deux clones ramassent le Jedi et le placent dans la soute d'une Cannonière. Un périmètre de sécurité est mis en place pour que l'évacuation se fasse discrètement sans témoin. Une fois le vaisseau envolé, tous les clones reprennent leur place dans les Cannonières et décollent, sans abandonner leur camarade mort d'un coup de sabre-laser.

postée le 08-11-2012 14:45
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Chapitre 5

La navette de Vador se pose tranquillement sur l'aire d'atterrissage du Sénat. Le Seigneur Sith en descend avec la plus grande difficulté, le temps passé sans soins a usé son corps plus que de raison et malgré toute la volonté de l'ancien Jedi et malgré tous ses talents avec la Force, la douleur est insupportable.
Un droïde médical l'attend sur le tarmac avec une unité de déplacement anti-gravité pour qu'il ne se déplace pas plus loin que nécessaire. Vador se pose dans le siège du pod et le droïde commence sa besogne tandis que le véhicule s'engouffre lentement dans le Sénat en direction des appartements de Palpatine. Les soins au Bacta soulagent très rapidement le Sith qui se sent relativement apaisé avec ce traitement. Heureusement que c'est efficace sinon la vie serait une torture pense-t-il.
Tout du moins sa vie physique.
Car il sent que Palpatine s'est joué de lui tout en étant sincère dans sa démarche. Il était un élève doué, plein de promesses et en se remémorant les souvenirs, Vador comprend que le Chancelier n'a cessé de le flatter pour l'attirer comme un aimant. Avec le temps, l'ancien Jedi est devenu dépendant de Palpatine. Il voit en lui un mentor depuis toujours en cet homme prévenant, plein d'attentions et de bonnes paroles mais il l'a tout de même attiré dans ses griffes tout en lui ouvrant les yeux sur l'Ordre Jedi qui n'utilisait pas Anakin à sa juste valeur. Désormais, en tant que Seigneur Sith, il a les coudées franches et n'a de compte à rendre qu'à son maître qui lui à peu près toute latitude pour oeuvrer.
Reposé, revigoré et se sentant en meilleure forme, Vador descend du pod médical aux abords du bureau du Chancelier. Il sait que Palpatine n'est pas dupe et que son élève est plus un bout de viande rafistolé avec une armure qu'un Sith en pleine possession de ses moyens mais il est hors de question de montrer une faiblesse. Etre faible conduit à la mort. Vador a voulu être fort, plus fort, invincible face à la mort. Il gagne son pari.
Il avance silencieusement dans les couloirs du bureau puis découvre Palpatine, couvert de sa capuche pour dissimuler les blessures infligées par Mace Windu. Celui-ci est devant son poste de contrôle et demande à l'ordinateur de le mettre en contact avec Jabba The Hutt. Un dernier pas puis Vador pose un genou à terre, grimaçant sous son casque à cause des mécanismes de ses membres artificiels creusant sa chair un peu plus à chaque mouvement de ce type.
-Me voici mon maître.
-Soyez le bienvenu Seigneur Vador. Relevez-vous. J'ai entendu le rapport sur la destruction de votre vaisseau. Quelque chose se trame mon ami. Quelque chose que nous n'attendions pas. Vador se hisse sur ses jambes artificielles puis reste immobile comme une statue.
-Je n'ai pas ressenti de perturbation dans la Force. Les Jedis n'oseront pas nous attaquer de front, ils se cacheront comme des animaux dans un terrier.
-Il ne s'agit pas de cela, mon jeune apprenti. Vous ne connaissez pas encore toutes les subtilités du côté obscur. Je ne parle pas d'une vaine tentative de vos anciens camarades, il s'agit d'un autre évènement qui arrivera mais je n'en devine pas encore la portée ni la source. La destruction de votre transport est un signe évident qu'il y a un problème en vue. Ce sabotage n'est pas l'oeuvre de la délégation qui voulait me renverser, car ce sont des politiciens trop respectueux des codes et des lois. Ils n'oseraient pas m'affronter de cette manière. Ils ne croient qu'aux édits, pas à la manière forte. Je pense plutôt que c'est un fait provenant de nos propres lignes.
-Pensez-vous à une cinquième colonne?
Palpatine quitta son panneau de contrôle et se diriga vers le projecteur holographique dans un coin de la pièce.
-Il est probable que nous devions d'avantage surveiller les troupes plutôt que nos ennemis extérieurs. Je vais avertir les Moffs de faire le nécessaire pour débusquer les éventuels traîtres tandis que je vais faire le tri au Sénat. Et nous allons avoir besoin d'une aide extérieure également.
L'hologramme se déploie dans la salle. Jabba apparaît avec son droïde de protocole à ses côtés pour traduire. le Hutt s'exprime dans son dialecte incompréhensible puis le traducteur prend le relais.
-Le puissant Jabba vous écoute, Chancelier.
-L'Empire a besoin de vos services. Il y a une tentative d'attentat contre le Seigneur Vador. je veux que vous trouviez celui ou ceux qui sont responsables, ami ou ennemi.
-Umba Iuti Ii kalam bou?
-Le puissant Jabba demande ce qu'il gagne en retour.
-Le territoire des Hutts sera indépendant et l'Empire ne s'en mélera pas. Vous aurez toute la liberté possible pour vos commerces et vos trafics de contrebande. Je n'ai rien à gagner à vous empêcher de faire vos affaires et si vous aidez l'Empire, je ne serais pas un ingrat.
-Douba Quo Ini At Kaltuu Gemtal!
-Le puissant Jabba vous remercie de votre offre et va mettre ses chasseurs de prime sur cette affaire le plus rapidement possible.
-Il y a également des renégats en fuite. Trouvez chaque Jedi se cachant dans les recoins de la galaxie. Morts ou vifs. Il y aura une somme importante pour chaque prise.
-Ui Bem Toal!
La communication disparaît en un éclair de la pièce qui replonge dans sa pénombre avancée.
-Maître, pensez-vous que les hommes de Jabba soient capables d'apporter des réponses à toutes vos questions?
-En tout cas, ils feraient n'importe quoi contre de l'argent, dit Palpatine avec un sourire malsain. Il sentait que la pègre pouvait rendre service à l'Empire et surtout à lui.

postée le 06-11-2012 14:13
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Chapitre 4

Obi-Wan est inquiet. L'attitude de Lars Owen n'est pas prometteuse pour sauver le monde. Bien sûr, elle n'est pas forcément critiquable : qui souhaiterait voir un membre de sa famille aller au devant de mille dangers et braver une situation plus que périlleuse? Toujours est-il que Luke représente un espoir pour éliminer l'Empereur, sauver la galaxie du joug d'un tyran qui a mis une guerre sans précédent sur pied pour arriver à ses fins et que cette chance est à saisir. L'attente sera longue mais il faudra saisir cette opportunité quitte à mentir au jeune Luke. Qu'importe qu'il sache que son père a réduit l'Ordre Jedi à néant. Seul le résultat doit compter.
Obi-Wan monte dans le cockpit de sa navette, toujours celle de Grievous qu'il a emprunté sur Utapau. Il faudra que je m'en débarrasse vite, elle n'est pas discrète, pense le Jedi. Il est vrai que le vaisseau est une relique de l'armée droïde désormais, et lourdement armé de surcroît. Un tel véhicule, où qu'il soit, sur n'importe quelle planète, dans n'importe quel système, le fera inévitablement remarquer. Et Obi-Wan cherche avant tout la discrétion. Tout le monde doit ignorer où il se terre, particulièrement l'Empire.
Il enclenche les moteurs et contacte Bail Organa via sa radio.
-Sénateur Organa? Quelques secondes s'écoulèrent avant une réponse.
-Oui Obi-Wan. Que puis-je faire pour vous?
-J'ai confié l'enfant à sa famille et rien ne me prouve que je suis repéré. Toutefois, je vais avoir besoin de fonds pour continuer à vivre caché et protéger ce petit. Je suis également soucieux car les parents adoptifs du garçon risquent de s'opposer à sa destinée.
-Je vous apporterais tout le soutien dont vous avez besoin. Il faut nous rencontrer en terrain neutre pour en parler.
-Je connais un endroit sur Coruscant, dans les bas-fonds. Personne ne nous remarquera et les troupes de l'Empire n'iront pas si loin dans la cité. Vous n'aurez qu'à pister le signal de mon vaisseau pour me rejoindre.
-Alors à bientôt, fit Bail en coupant la communication. Obi-Wan fit décoller tranquillement le vaisseau qui quitta rapidement l'atmosphère de Tatooine pour se rendre dans la capitale.

postée le 06-11-2012 14:03
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Chapitre 3

Le corps du roi gît par terre, criblé d'impacts de blasters. La couronne a roulé jusqu'aux pieds du Jedi qui contemple l'horrible scène tandis qu'il est lui-même menacé par plusieurs clones entourant Dark vador. Le maître sait que son sort est déterminé : même s'il se défait de l'émissaire Sith, sa garde rapprochée l'abattra sans hésitation. Il a beau être un Jedi, un être exceptionnel, son corps humain est aussi faible et fragile que celui de n'importe quel autre homme.
-Soldats, rebellez-vous! Nous autres Jedis avons toujours été juste avec vous. Nous ne vous avons jamais rien demandé que nous n'aurions fait nous-même!
-Ils obéissent à l'Empereur et sont dévoués à l'Empire, fit Vador. Les préceptes de l'ancienne République ne sont plus désormais. Les clones sont dévoués à leur maître et détruiront tous les traîtres qui ont juré la perte de l'Empire! Chaque Jedi sera pourchassé et la traque ne cessera que lorsque le dernier aura rendu l'âme!
Gu-Nnar Sen allume son sabre-laser et se met en position défensive pour affronter Vador.
-Qui êtes-vous pour vouloir la mort de l'Ordre? Je sens beaucoup de colère et de tristesse en vous mais aussi une grande connexion avec la Force.
-Savoir ces réponses ne changera pas votre sort. Vador allume son sabre à son tour puis tend le la main gauche pour étrangler son adversaire avec la Force. Maître Sen se met à suffoquer et ne peut plus empêcher Vador d'en finir. Le Sith s'approche lentement en claudiquant puis enfonce la lame de son sabre dans le coeur du Jedi qui décède aussitôt. Un bruit de brûlure surgit avec une petite fumée s'échappant de la plaie. Vador relâche l'étreinte et le corps de Gu-Nnar Sen s'effondre sans vie devant l'ancien monarque décédé.
A ses pieds, son jeune fils pleure la dépouille royale tandis que Vador range son sabre à sa ceinture.
-Votre père ne croyait pas à l'Empire et voulait s'accrocher à la République. Ne faîtes pas la même erreur.
Il n'y a guère d'alternative.
Le prince sèche ses larmes d'un revers de la main puis se redresse en direction du Sith. Il considère celui qui a tué son père, roi depuis plus de dix ans, fou de rage puis s'agenouille lentement en baissant la tête. Ce signe de soumission suffit à Vador : il sait que ce royaume sera désormais dévoué à Palpatine et à l'Empire.
-Si vous cachez encore un Jedi, vous rejoindrez votre père sans avertissement. Les traîtres seront tous exterminés. Soyez le roi de votre peuple et un bon sujet impérial, votre vie n'en sera que meilleure. Commandant! Vador se tourna vers le plus gradé des clones.
-Oui Monseigneur?
-Avertissez le croiseur de mon retour. Que mon droïde médical soit prêt à me recevoir dès mon arrivée. Vador se dirige vers l'extérieur du palais en boitant légèrement, les blessures infligées par son ancien maître étant si récentes et si douloureuses que des sérums à base de bacta sont régulièrement une nécessité. Vador sent même dans son armure l'odeur cramoisie de ses membres brûlés et la peine est si forte qu'il a encore des problèmes pour se déplacer. Chaque pas lui rappelle Mustafar, chaque frisson de douleur ramène le souvenir de Padmé et de son serment envers Palpatine.
Ou plutôt Dark Sidious.
Vador est conscient que ce pacte est un mariage basé sur la haine mais quelle haine! Celle des Jedis, d'une famille qui l'a trahi et qu'il a puni pour tous les mensonges. Il était l'esclave de Wattoo, il la été le jouet des Jedis et il est désormais libre en devenant autonome sous la coupe d'un maître qui l'a libéré de ses chaînes. Malgré tout, il est Vador, Anakin n'est plus. Est-ce vraiment ça, la liberté promise? Est-ce tout ce qui devait découler de son émancipation de l'Ordre? Ce qu'il avait toujours était est désormais mort, enterré, réduit en cendres sur les rives d'un fleuve de lave de Mustafar. Aujourd'hui ne subsiste que cette armure intimidante cachant un corps si meurtri que sans cette ignominie recouvrant cette chair, la vie serait impossible.
La vie vaut-elle ce prix?
La liberté valait-elle toute cette souffrance?
Vador ne regrette pas son choix. Les Jedis n'ont pas été honnêtes. Il n'a été qu'une marionnette avec leurs codes. Ils l'ont sorti des griffes de Wattoo dont il n'était qu'un outil. Mais n'est-il pas l'outil de Palpatine, juste un agent spécial de l'Empire, un sbire affreux et deshumanisé de Dark Sidious à des fins politiques privés?
-Navette Tydirium, ici le croiseur du Seigneur Vador. L'ensemble du navire est pris de secousses. Des rapports font état d'explosions dans les soutes et près du générateur de puissance. L'évacuation générale est ordonnée. Ne tentez pas de vous poser à bord, le croiseur ne tiendra sûrement plus très longtemps!
A travers la baie du cockpit, le croiseur apparaît à Vador. De multiples boules de feu sortent désormais de la carlingue du Venator et le sort du navire est désormais certain. Il se met à pencher vers l'avant puis le nez du croiseur pique d'un coup tandis que la cuve de réservoir s'embrase, brisant le Venator en deux. L'explosion produit un éclair d'une rare intensité séparant distinctement les deux morceaux du navire. Rien n'est plus possible pour les éventuels survivants qui dériveront rapidement vers la gravité de la planète où ils viendront s'écraser, scellant leur vie.
-Le navire a -t-il été attaqué? Vador ne comprenait pas bien ce qui venait de se produire. Le Venator n'a pas semblé attaqué par une force armée. Tout provient donc de l'intérieur.
-Non Monseigneur, il semblerait que le vaisseau a connu une série d'explosions internes. Peut-être que le moteur hyperdrive ou d'autres pièces vitales se sont transformées en bombe à cause d'un défaut?
-Non. Il semble évident qu'il s'agit là d'un sabotage. Quelqu'un a essayé de me tuer en faisant sauter ce croiseur.
La conviction de Vador était certaine. Les traîtres à l'Empire allaient être nombreux et il n'y avait que cette possibilité. Mais comment pourraient-ils grimper dans un engin aussi bien défendu pour le piéger sans se faire repérer? A moins de se déguiser en soldat.
Ou d'être l'un des clones.
-Commandant, prenez la direction de Coruscant. je dois m'entretenir avec l'Empereur au plus tôt à ce sujet.
-Bien Monseigneur.
Le temps de calculer les coordonnées de la capitale galactique et la navette disparut dans l'hyper-espace.

postée le 05-11-2012 13:34
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